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#IRAN 🇮🇷 : L'IRAN TORPILLE LES NÉGOCIATIONS AVEC WASHINGTON - Black Panther
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CONFLIT AU MOYEN-ORIENT

#IRAN 🇮🇷 : L'IRAN TORPILLE LES NÉGOCIATIONS AVEC WASHINGTON

Source : -- () Date : 20-04-2026 -- N°: 114 -- Lu : 2141 fois --

L'Iran refuse toute nouvelle négociation avec les États-Unis, accusant Washington de double langage et de blocus illégal.

Le bras de fer diplomatique entre l'Iran et les États-Unis a connu un nouvel épisode ces derniers jours. Téhéran a clairement fait savoir qu'il refusait de participer à un deuxième cycle de négociations avec Washington. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré qu'aucune décision n'avait été prise concernant une nouvelle phase de pourparlers. L'agence de presse officielle IRNA affirme que les informations faisant état de nouvelles discussions sont tout simplement fausses, et que les Américains mènent une campagne médiatique pour faire pression sur l'Iran. Pourtant, Donald Trump a annoncé le contraire sur ses réseaux sociaux. Le président américain a écrit que les négociations auraient lieu demain soir à Islamabad, et que la délégation américaine était déjà en route. Mais les Iraniens ne voient pas du tout les choses de la même manière. Une source iranienne citée par Al Jazeera explique que les déclarations de Trump contrastent violemment avec la réalité. Téhéran accuse Washington de double langage : d'un côté les Américains parlent de paix, de l'autre ils maintiennent leur blocus naval et ont récemment saisi un cargo iranien, le Touska, dans le Golfe d'Oman. Les gardiens de la révolution ont riposté en lançant des drones contre des navires américains.


Pour comprendre l'impasse actuelle, il faut revenir sur ce qui s'est déroulé à Islamabad les 11 et 12 avril. C'était la première fois depuis la révolution iranienne de 1979 que des responsables aussi haut placés des deux pays se retrouvaient face à face autour d'une table. La délégation américaine était conduite par le vice-président J.D. Vance, accompagné de Jared Kushner, le gendre de Trump, et de Steve Witkoff, l'émissaire spécial pour le Moyen-Orient. Côté iranien, la délégation comptait 71 personnes, menées par le président du parlement Mohammad Bagher Qalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Les négociations ont duré près de 21 heures d'affilée, à l'hôtel Serena d'Islamabad. Les téléphones étaient interdits dans la salle principale, obligeant les délégués à sortir pendant les pauses pour communiquer avec leurs capitales respectives. Selon des sources pakistanaises citées par Reuters, les deux parties sont passées "très près" d'un accord et étaient "à 80% du chemin", avant de buter sur des décisions qui ne pouvaient pas être réglées sur place. Un responsable pakistanais a même confié au Express Tribune qu'un projet d'accord était prêt à être signé. L'alerte avait été donnée aux journalistes vers 3 heures du matin pour une éventuelle déclaration commune. Mais finalement, rien n'a abouti.


Les positions des deux camps étaient tellement éloignées qu'il était presque impossible de trouver un terrain d'entente. Du côté américain, les exigences étaient très lourdes. Washington demandait à l'Iran d'arrêter complètement l'enrichissement d'uranium, de démanteler toutes ses grandes installations nucléaires, et de livrer aux Américains tout l'uranium déjà enrichi, soit environ 450 kilos. Les États-Unis exigeaient aussi que l'Iran rouvre complètement le détroit d'Ormuz, sans imposer aucun péage ni restriction. Ils demandaient en plus que Téhéran cesse tout financement des groupes comme le Hamas, le Hezbollah et les Houthis. De son côté, l'Iran avait ses propres exigences. Téhéran voulait un cessez-le-feu permanent et garanti, avec l'assurance qu'il n'y aurait plus jamais de frappes américaines ou israéliennes sur son territoire ou sur ses alliés dans la région. Les Iraniens exigeaient la levée de toutes les sanctions, y compris les sanctions secondaires, et le dégel de l'ensemble de leurs avoirs gelés à l'étranger. Ils voulaient aussi que les États-Unis reconnaissent leur droit à enrichir de l'uranium, et que le contrôle du détroit d'Ormuz leur revienne. Selon des diplomates cités par Reuters, le principal problème venait du fait que chaque camp voyait l'accord différemment.


Washington voulait se concentrer uniquement sur le nucléaire et le détroit d'Ormuz, alors que Téhéran voulait un accord beaucoup plus large, incluant la sécurité régionale et les réparations de guerre. Le manque de confiance était aussi un obstacle énorme. Les Iraniens n'ont pas oublié que les Américains les avaient déjà attaqués deux jours seulement après une précédente rencontre à Genève. Comme l'a rappelé un haut responsable iranien : "Comment pouvons-nous vous faire confiance ?" Un responsable américain a confié que les négociateurs américains se méfiaient des Iraniens, qu'ils soupçonnaient d'utiliser des tactiques dilatoires.


L'ambiance à l'intérieur de l'hôtel Serena était décrite comme "lourde et peu amicale" par des sources iraniennes. Il y a eu des hauts et des bas, des gens qui quittaient la salle, puis qui revenaient. Selon un responsable de sécurité, l'atmosphère s'est un peu améliorée vers dimanche matin, au point qu'on a envisagé de prolonger les discussions d'une journée. Pendant que les négociations battaient leur plein, un incident grave s'est produit dans le détroit d'Ormuz. Les États-Unis ont annoncé que deux de leurs destroyers avaient traversé le détroit stratégique. L'Iran a immédiatement démenti, affirmant que ses forces avaient forcé les navires américains à faire demi-tour. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a également compliqué les choses en déclarant que l'élimination du Hezbollah était une condition préalable à tout cessez-le-feu entre Israël et le Liban.


Le véritable point de friction, c'est le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial. L'Iran l'avait brièvement rouvert pendant la trêve, mais les États-Unis ont refusé de lever leur blocus. Du coup, Téhéran a refermé le détroit. Résultat : des pétroliers indiens et britanniques ont été interceptés et forcés de faire demi-tour. L'Iran considère le blocus américain comme illégal et criminel. Le porte-parole Baghaei a déclaré qu'en infligeant délibérément des punitions collectives à la population iranienne, les États-Unis commettent un crime de guerre et un crime contre l'humanité. Washington, de son côté, considère la fermeture du détroit par l'Iran comme un acte de guerre.


La trêve de deux semaines, négociée par le Pakistan et entrée en vigueur le 8 avril, arrive à expiration dans les prochains jours. Pendant ce temps, les positions n'ont fait que se durcir. Trump a fixé un ultimatum clair : soit un nouvel accord, soit la destruction des centrales électriques et des ponts iraniens. Mais Téhéran ne reconnaît pas les ultimatums et affirme qu'il répondra à toute agression. Les analystes estiment que cet échec n'est pas vraiment une surprise. Les divisions entre les deux pays sont structurelles, pas seulement tactiques. Comme l'a expliqué un ancien diplomate pakistanais, les positions des deux pays sont extrêmement divergentes, avec des exigences maximalistes qui restent très éloignées, et tout cela est compliqué par une méfiance profonde qui s'est installée depuis des décennies.


Malgré cet échec, tous les espoirs ne sont pas perdus. Selon des sources proches des négociations, le simple fait que ces discussions aient eu lieu est déjà un progrès en soi. Jamais depuis 1979 des responsables d'aussi haut niveau ne s'étaient parlé directement. Le Pakistan, qui a joué les médiateurs, n'abandonne pas. Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Ishaq Dar a déjà contacté l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Turquie pour tenter de maintenir la pression diplomatique. Des responsables de ces pays devraient se rendre à Islamabad dans les prochains jours pour empêcher une reprise des hostilités. La Chine soutient également ces efforts. Le porte-parole iranien Baghaei a lui-même reconnu qu'il serait irréaliste d'attendre un accord en une seule séance de négociations. L'Iran reste "confiant que les contacts avec le Pakistan et nos autres amis dans la région vont continuer".


Mais pour l'instant, le constat est sans appel : les négociations sont gelées, le détroit d'Ormuz est verrouillé, et la région se dirige vers une nouvelle phase dangereuse du conflit. La balle est dans le camp de Washington, qui doit choisir entre faire un geste unilatéral en levant le blocus, ou poursuivre sa stratégie de pression maximale au risque d'une nouvelle guerre.


Sources : Les informations de cet article sont compilées à partir de dépêches d'agences de presse et de médias internationaux publiées entre le 11 et le 20 avril 2026. Les sources principales incluent : Reuters via bdnews24.com ( 🔗 bdnews24.com Anadolu Ajansı ( 🔗 www.aa.com.tr Xinhua ( 🔗 english.news.cn The Express Tribune ( 🔗 tribune.com.pk BBC ( 🔗 www.bbc.co.uk Al Jazeera ( 🔗 www.aljazeera.com Times Now ( 🔗 www.timesnownews.com et The New Arab ( 🔗 www.newarab.com


Et vous, qu'en pensez-vous ?


Quand deux camps ne se font plus du tout confiance et que chacun accuse l'autre de mentir, comment peut-on encore espérer une solution pacifique sans qu'une troisième force les oblige à se calmer ?


Faites-moi savoir ce que vous en pensez ! Ne partez surtout pas sans avoir liké et partagé votre avis en commentaire ! C'est toujours avec beaucoup de plaisir.


À très vite 🔥 


#LEBON 


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